| Etienne's profileLE BLOG COMPLETEMENT ENO...PhotosBlogLists | Help |
LE BLOG COMPLETEMENT ENORME !!!!ACTU,MEDIA,SPORT,POLITIQUE,ART,TALK ,EDITO,PHOTOS...LE MEILLEUR DU BLOG !!!
August, 2006 UN COUP DE BOULE PLANETAIREUN COUP DE BOULE PLANETAIRE
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Il y a une différence considérable entre gagner une Coupe du monde et la perdre, entre l'équipe qui remporte les quatre derniers matchs de son Mondial et celle qui n'en ramasse que trois. Où va se nicher cette différence ? Hier, pour la deuxième fois de l'histoire après la finale Brésil-Italie de 1994, une finale mondiale s'est jouée aux tirs au but. David Trezeguet a écrasé le sien sur la barre transversale. Et les Bleus sont tombés, à l'Olympiastadion de Berlin (5-3 aux tirs au but, 1-1 durant le temps réglementaire) face à une excellente Italie. Sans Zidane, justement expulsé à la 110e pour un phénoménal coup de tronche - ce sera le dernier geste que l'on verra de lui sur un terrain de football- sur Marco Materazzi, qui l'avait sans doute provoqué.
Il y a quelque chose de terrible dans le verdict général de la soirée, parce que les Bleus ont dominé la finale de Berlin. Comme ils avaient dominé - et dans les mêmes proportions, c'est dire - l'Espagne en huitième, le Brésil en quart et le Portugal en demi. Manquait l'Italie. Un véritable revival puisque toutes les stations - on ajoutera la Corée du Sud et la Suisse - allemandes avaient marqué l'histoire récente des Bleus avant le début de ce Mondial. Cette histoire de revival, on l'a sentie présente à l'esprit des Italiens d'entrée de jeu. L'entrée des Bleus dans le grand monde, c'est le quart de finale de la Coupe du monde 1998 et les Italiens, merci pour eux, sont au courant : ce sont eux qui s'étaient fait sortir aux tirs au but, à la suite d'un match complètement fermé (0-0). Ça n'a pas commencé dans le suave, avec un tampon du capitaine italien Fabio Cannavaro sur un Thierry Henry complètement relâché, car assez loin du ballon (2e). Comme Zambrotta va au carton (jaune) sur Patrick Vieira (5e), on se dit que les Italiens ont choisi de jouer un truc un peu hardcore, que les Bleus vont souffrir dans leur chair, mais les Transalpins s'emballent : Marco Materazzi fait l'avion devant Florent Malouda, le Guyanais s'étale, ça se passe dans la surface et l'arbitre argentin siffle une mazurka. A ce niveau, tirer un péno en feuille morte (on spécule sur l'anticipation du gardien pour placer une frappe de moineau plein centre) est insensé. Mais Zinédine Zidane est insensé. Sa Panenka tape sous la barre transversale, retombe derrière la ligne et l'arbitre met les Bleus aux commandes sans hésitation (1-0, 7e). En principe, c'est le petit Jésus en culotte de velours. Concrètement, l'équipe de France a de gros problèmes, et qu'on ne vienne pas nous dire que l'Italie ne sait pas attaquer : prise des intervalles, domination écrasante de leur avant-centre Luca Toni dans le jeu de remise, course des latéraux sur les côtésŠ L'Italie, hé oui !, déroule. Donc, Materazzi met la tête plus haut que Vieira sur un corner et remet son équipe d'aplomb (1-1, 19e). La maîtrise italienne est, à cet instant, absolument totale. Andrea Pirlo cornaque ses hommes comme s'il s'agissait de marionnettes, faisant reculer celui-ci, poussant à l'inverse celui-là. Il y a pire : ces lignes défensives qui donnent du mou sans en donner et cassent les courses offensives des Tricolores. Sinon, Franck Ribéry se fait déblayer à chaque fois qu'il a le malheur d'approcher un ballon. On arrive à la pause et on se dit que les Bleus sont moins forts, qu'il faut une invasion de sauterelles pour que l'on remette ça un autre jour. Pas possible. Donc, les Bleus y vont. C'est là que l'on vit leur vrai visage et comme on voyait encore clairement celui de l'Italie, ce fut magnifique. Cette équipe de France ne gagne pas les matchs en plaçant un petit contre de rien du tout ou en envoyant du gabarit pour gober un coup de pied arrêté, non, elle prend le terrain pied à pied, respire le match, se donne corps et âme pour le dominer, rebondit sur les costauds d'en face et essaye encore. On va comme ça jusqu'aux prolongations et les joueurs italiens, qui ne sont pas du genre à s'illusionner à propos de ce qui se passe sur le terrain quand ils sont concernés, lâchent l'affaire. On attend. Les pénos. C'est d'autant plus simple que Zidane met son coup de tronche (110e), dans le dos de l'arbitre argentin Horacio Elizondo sauf que l'un de ses assistants a vu ce qui se passait. On arrive tranquillement à la 120e, sans qu'aucune des deux équipes n'en fasse un casus belli. Les tirs au but, c'est un truc à part. On se plaint, on parle de «loterie» mais bon, avant ça, ça se jouait vraiment à pile ou face. Un penalty, au moins, ça reste un geste technique, un fait de jeu. On n'a pas senti Trezeguet quand il s'approchait vers le ballon, et il a énormément souffert de sa condition de remplaçant durant le Mondial. Les Italiens ont fait 5 sur 5. Voilà. Le défenseur italien Marco Materazzi a confié au journal sportif la Gazzetta dello Sport, dans son édition de mardi, qu’il avait effectivement insulté Zidane avant son expulsion. "J'ai tenu son maillot pendant quelques secondes seulement, il s'est tourné vers moi, il m'a parlé en raillant, il m'a regardé avec arrogance, de haut en bas: «si vraiment tu veux mon maillot, je te le donnerai après». Je lui ai répondu avec une insulte, c'est vrai". Le joueur de l’Inter Milan a en revanche nié avoir traité Zidane de terroriste ou insulté sa mère. "Je n'ai certainement pas mis en cause non plus la maman de Zidane, pour moi, la maman est sacrée." Les journaux italiens rapportent d’ailleurs que Materazzi a perdu sa mère à l’âge de 14 ans et qu’il est peu probable qu’il ait tenu de tels propos. Le champion du monde ne précise pas pour autant ce qu’il a dit au Français : "c’est une insulte de celles qu'on s'entend dire des dizaines de fois et qui nous échappent souvent sur le terrain." On attend maintenant la version de Zizou pour élucider définitivement cet incident. Après que Marco Materazzi ait donné sa version des faits dans la presse italienne, il est temps que Zinedine Zidane viennent s’expliquer, ce mercredi à 20h00 sur Canal Plus. Car force est de constater que l’information devient l’autre grande perdante dans cette histoire. Le quotidien régional La Provence a ainsi démenti ce matin la rumeur qui évoquait l’état de santé de la mère de Zizou, Malika Zidane. Si elle a effectivement été hospitaliséé samedi dernier, ce n’est que pour un léger malaise. Aujourd’hui, elle "va très bien" rapporte La Provence. Dans ces conditions, la version d’un Materazzi qui aurait insulté la mère de Zidane, provoquant la colère du Français est-elle encore crédible ? Par ailleurs, les commentaires qui fleurissent depuis dimanche soir sur les raisons du coup de boule ne reposent que sur des interprétations invérifiables. Aucun micro placé autour du terrain n’a capté la discussion entre les deux joueurs et ce sont pour l’instant des spécialistes en lecture labiale qui tentent de les décrypter. Entre ceux qui évoquent des insultes sur sa mère ou sur sa sœur à qui se fier ? Les retranscriptions des propos supposés diffèrent tellement qu’on peut s’interroger sur la fiabilité de ce type d’expertise. Le Times rapportait ainsi cette phrase : "On sait tous que tu es le fils d’une pute terroriste". Information notamment reprise par le journal espagnol Marca (voir illustration). Mais l’analyse de nouvelles images obtenues via une caméra isolée donne, selon L’Equipe, ceci : "Hé, le phénomène […] va te faire enc…" Pour rappel, les experts de la chaîne brésilienne El Globo avaient, eux, conclu que Materazzi avait traité la sœur de Zidane de "prostituée". Devant une telle cacophonie, il faut donc rester mesuré et arrêter de s’enflammer sur du vent. Une dépêche de l’AFP, tombée hier, livrait ainsi un éclairage très intéressant sur la lecture labiale. La spécialiste engagée par le Times, Jessica Rees, la plus reconnue en la matière au Royaume-Uni, affiche 36 ans d’expérience et de collaboration avec la justice et la police. Régulièrement utilisée par Scotland Yard dans des affaires criminelles, elle s’est toutefois tristement illustrée en 2003. Sur la foi de son expertise, un rappeur du collectif anglais So Solid Crew avait purgé quatre mois de prison pour une sombre histoire de trafic de drogue et de possession d’arme avant d’être libéré. Autant dire que les médias font sans doute beaucoup de bruit pour rien. Lilian Thuram lui-même avait déclaré dans un premier temps que les propos de Materazzi ne contenaient pas de connotations racistes. Il a répété mardi que ce n’était "pas le plus important" et que Zidane était "tombé dans le piège des joueurs italiens". Voilà la posture à prendre en attendant de savoir vraiment ce qui s’est dit. . August, 2006 LE LIBAN SOUS LES BOMBESImpensable catastrophe humanitaire...
![]() ![]() ![]() rapport de 50 pages, intitulé “Frappes mortelles: attaques israéliennes indiscriminées contre des civils au Liban,” (Fatal Strikes: Israel’s Indiscriminate Attacks Against Civilians in Lebanon) analyse une vingtaine de cas d’attaques aériennes et d’artillerie contre des maisons et des véhicules civils. Sur les 153 victimes civiles mentionnées dans le rapport, 63 sont des enfants. Plus de 500 personnes ont été tuées au Liban par les tirs israéliens depuis le début des combats le 12 juillet, la plupart étant des civils.
“Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais,” a déclaré Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch. “Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël.” Le rapport s’appuie sur des entretiens approfondis avec des victimes et des témoins d’attaques, des visites à certains lieux d'explosions, ainsi que sur des informations obtenues auprès d’hôpitaux, d’organisations humanitaires, de forces de sécurité et d’organismes gouvernementaux. Human Rights Watch a aussi mené ses recherches en Israël, et a évalué les armes utilisées par les Forces de défense israéliennes (FDI). ![]() ![]() ![]() Ehud Olmert 1er ministre Israelien
Un constat s'impose, amer pour les analystes des Forces de défense d'Israël, mieux connues sous l'acronyme hébreu de Tsahal. Après trois semaines de bombardements intensifs, malgré deux semaines de rudes combats au sud du Liban contre l'armée la plus solide du Proche-Orient, la Résistance islamique, la branche militaire du Hezbollah, montre encore du mordant. Cinq soldats israéliens ont trouvé la mort, vendredi, dans des accrochages avec les miliciens chiites, alors que les roquettes continuent de pleuvoir par dizaines sur toute la Galilée. Les islamistes ne cherchent pas à remporter une bataille qu'ils savent perdue d'avance, d'un strict point de vue guerrier. L'Etat d'Israël a les moyens humains et techniques nécessaires pour envahir l'ensemble du Liban. Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Parti de Dieu, ne manque jamais une occasion de le rappeler. Mais jour après jour, méthodiquement, il capitalise la fascination de la rue arabe pour la pugnacité de ses troupes et s'attache à faire mentir le Premier ministre israélien qui avait imprudemment déclaré la victoire d'Israël, mardi dernier, lors d'un discours à l'école de guerre de Gilot, devant un parterre de jeunes cadets sceptiques.
![]() Nous avons réalisé de très importants progrès concernant la destruction des capacités du Hezbollah à tirer des missiles à moyenne et longue portée», résume un haut responsable militaire très au fait de ces questions. «Nous avons aussi pratiquement éliminé ses troupes d'élite, la Force spéciale, quelques douzaines de combattants très bien entraînés, très bien équipés, à l'occasion des engagements de Bint Jbeil. Mais le Hezbollah garde pratiquement intactes ses réserves de missiles à courte portée qui sont très, très difficiles à détruire par des moyens aériens, à cause de leur faible signature. Nous constatons également que le mouvement conserve ses capacités de coordination et de communication malgré les coups portés à ses centres de commandement. De plus, il n'a engagé qu'une petite partie de ses forces dans les combats. D'un point de vue purement professionnel, une opération terrestre est absolument nécessaire pour repousser la menace qui pèse sur le nord d'Israël.» L'officier reconnaît volontiers que «nous ne connaissions pas l'ordre de bataille du Hezbollah dans tous ses détails avant le début du conflit. Nous avions tout de même une assez bonne connaissance de ses capacités».
Menace. Du côté des roquettes et autres missiles de moyenne portée, la milice chiite aurait disposé d'un millier d'engins, dont quelques missiles syriens de 302 mm, capables d'emporter une charge explosive de 175 kilos et des missiles iraniens de type Fajr. Selon les bilans de Tsahal : «Le Hezbollah en a tiré une centaine, nous en avons détruit une autre centaine. Nous devons donc toujours faire face à la menace des roquettes.»
Ces chiffres doivent toutefois êtres analysés en détail. Ainsi, l'aviation aurait détruit «dès la première nuit» de bombardements, grâce «à des renseignements extrêmement précis», pas moins de 59 silos de Fajr, «soit presque tous les sites fixes». De fait, un seul de ces engins très destructeurs aura été tiré, le 22 juillet. «Les roquettes de 220 mm représentaient pour nous une menace plus importante. Cet engin syrien de 70 km de portée et doté d'une charge de 70 kilos a fait l'essentiel des victimes à Haïfa», souligne l'officier. Le Hezbollah a tiré 83 de ces fusées. «Mais nous avons enregistré un vrai succès contre ce type d'engins, assure l'officier, car ils sont désormais tirés du nord du fleuve Litani et sont donc beaucoup moins précis. Nous avons réussi à les repousser hors de leur zone habituelle d'opérations. Le Hezbollah dispose encore de capacités résiduelles dans le rayon des 40 à 200 km de portée, mais nous estimons avoir limité sérieusement la menace de ses armes les plus perfectionnées.»
Capacités. Reste le gros de l'arsenal de la milice chiite, les roquettes de 122 mm à portée améliorée, qui forment l'essentiel du millier d'engins de moyenne portée, et les roquettes Katioucha de 122 mm ou de 107 mm à courte portée, avec des têtes explosives de 5 à 7 kilos. Les experts de Tsahal estiment que les miliciens du Hezbollah «en possédaient 13 000 au début de la campagne» : «Ils en ont tiré 2 000 et nous en avons détruit entre 1 000 et 1 500, essentiellement en bombardant leurs entrepôts d'armes. Leurs capacités à courte portée ou à moyenne portée, mais avec des charges de faible puissance, restent donc pratiquement intactes.»
De même, le gros des forces armées du Hezbollah semble peu touché. «Nous estimons que le mouvement compte un millier d'hommes dans ses structures régulières et près de 7 000 réservistes régulièrement entraînés. Nous pouvons confirmer la mort de 220 combattants dont nous avons les identités et nous avons environ 150 corps de tués dont nous ne savons pas encore s'ils font partie de la milice régulière ou des unités de réserve ou de soutien. Le Hezbollah reste donc en relativement bonne forme, même s'il a subi des coups sévères.»
De vives dissensions diviseraient l'état-major israélien depuis le début du conflit, selon le Yédiot Aharonot . Le quotidien fait état de «rumeurs» selon lesquelles le commandant de la région nord, Oudi Adam, en principe chargé du front libanais, a été écarté pour avoir mis en garde le Premier ministre contre les risques d'une telle intervention. La direction de la bataille serait désormais entre les mains du général de réserve Gaby Ashkenazi, conseiller du ministre de la Défense, le travailliste Amir Peretz, ancien syndicaliste.
![]() ![]() 18 juillet 2006
Onze militaires libanais sont tués dans le bombardement d'une caserne près de Beyrouth. Au total, 28 personnes au moins sont tuées dans le pays, portant le bilan à 245 victimes libanaises depuis le début du conflit. Le déplacement d'un demi-million de personnes fait craindre à l'Unicef une catastrophe humanitaire. Koffi Annan propose le déploiement d'une force internationale de stabilisation au Liban-sud. 17 juillet 2006
46 personnes, dont 9 soldats libanais, sont tués dans des raids israéliens sur le sud du Liban. En Israël, six personnes sont blessées par les roquettes du Hezbollah. Les opérations d'évacuation des Occidentaux sont lancéespar leurs ambassades. 16 juillet 2006 Tir de roquettes du Hezbollah sur Haïfa, troisième ville israélienne. Huit civils sont tués. Sept canadiens sont victimes d'un bombardement israélien au sud du Liban. 14 juillet 2006 Echanges de roquettes entre l'armée israélienne et le Hezbollah à la frontière sud du Liban: deux morts civils du côté israélien, 61 victimes depuis le début du conflit au Liban. 13 juillet 2006 Nouveau tir de roquettes du Hezbollah sur le Nord d'Israël. Israël impose un blocus général contre le Liban et la marine israélienne pénètre dans les eaux territoriales du Liban. Raids aériens sur des infrastructures civiles, notamment l'aéroport international de Beyrouth. 12 juillet 2006 Attaque du Hezbollah à la frontière israélo-libanaise: quatre civils israéliens sont blessés par des tirs de roquettes. Le Hezbollah fait prisonniers deux soldats israéliens. Huit soldats sont tués dans les opérations au Sud-Liban. 5 juillet 2006 Nouveau raid aérien contre le Hamas, visant notamment le ministère de l'Intérieur. 1er juillet 2006 La branche armée du Hamas, les comités de résistance populaire et «l'armée de l'Islam» demandent la libération de 1.000 prisonniers détenus en Israël. Refus. 29 juin 2006 L'offensive israélienne s'étend à la Cisjordanie. 64 responsables du Hamas sont enlevés par Tsahal. 28 juin 2006 Lancement de l'opération terrestre «Pluie d'été» par Israël, visant à retrouver le caporal enlevé et à stopper les tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza. Les raids aériens se poursuivent. 27 juin 2006 Enlèvement d'un colon israélien en Cisjordanie, retrouvé mort à Ramallah deux jours plus tard. Débuts des raids aériens israéliens sur la bande de Gaza, détruisant des infrastructures civiles. 25 juin 2006 Capture du caporal israélien Gilad Shalit par un commando infiltré en territoire israélien. Deux autres soldats sont tués. L'attaque est revendiquée par la branche armée du Hamas, les comités de résistance populaire et «l'armée de l'Islam».
LIban : le retour de Condoleezza Rice
La secrétaire d'Etat américaine est de nouveau dans la région pour essayer d'activer la mise en place d'une force internationale, qui sera discutée lundi à l'Onu •
![]() Le retour de Condi. Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, se rend ce samedi au Proche-Orient, pour essayer notamment d'activer la mise en place d'une force internationale.
La visite de Rice a été annoncée vendredi à Washington par le président George W. Bush, qui recevait le Premier ministre britannique Tony Blair, comme la première étape d'un "plan" pour tenter de mettre un terme au conflit meurtrier qui oppose depuis le 12 juillet le Hezbollah libanais à Israël. Ce plan se poursuivra par des discussions, lundi à l'Onu, sur la composition et le mandat d'une force internationale dépêchée dans le sud du Liban. Le Conseil de sécurité de l'Onu devra ensuite adopter une résolution "fixant le cadre clair d'une cessation des hostilités de manière urgente et mandatant la force multinationale", selon George W Bush. Le président américain et le Premier ministre britannique ont rejeté une nouvelle fois un appel à un cessez-le-feu immédiat, pourtant réclamé par la grande majorité de la communauté internationale, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'un tel cessez-le-feu soit durable. Partie de Malaisie où elle a assisté à un forum sur la sécurité, Mme Rice doit rencontrer samedi le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le ministre israélien des Affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre de la Défense Amir Peretz, a indiqué sous couvert de l'anonymat un responsable du département d'Etat. La durée du séjour et l'itinéraire de Mme Rice, qui a déjà effectué lundi et mardi une visite au Liban, en Israël et en Cisjordanie, n'ont pas été précisés. Mme Rice "travaillera avec les dirigeants d'Israël et du Liban pour saisir l'occasion de parvenir à une paix et une stabilité durables pour les deux pays", a déclaré M. Bush. Cette visite intervient alors que le conflit a franchi vendredi un nouveau palier. Alors que l'armée israélienne intensifiait ses bombardements contre les positions du Hezbollah, au Liban sud, la branche armée du parti chiite, la Résistance islamique, a tiré un missile de type inconnu contre une ville du nord d'Israël, Afoula. Située à une quinzaine de km au sud d'Haïfa, Afoula est la localité la plus éloignée de la frontière libanaise frappée par le Hezbollah depuis le début de l'offensive d'Israël après la capture de deux de ses soldats par le Hezbollah. Selon la police israélienne, le missile, qui transportait une charge explosive d'environ 100 kg, a provoqué plus de dégâts que les dizaines de roquettes Katioucha tirées chaque jour, depuis le début du conflit, par le Hezbollah à partir du Liban sur le nord d'Israël. A Beyrouth, le parti chiite a revendiqué le tir de missiles de type "Khaibar I", un nom jusqu'alors inconnu. "La Résistance islamique a tiré une salve de missiles Khaibar I sur la région d'Afoula, au-delà de (la ville de) Haïfa, inaugurant une nouvelle étape dans la confrontation" avec Israël, a affirmé le bras armé du Hezbollah dans un communiqué. Le tir de ce missile est survenu le jour même où l'armée israélienne décidait de déployer des missiles antimissiles Patriot dans la région de Tel-Aviv (centre). L'aviation israélienne a poursuivi ses raids vendredi au Liban notamment contre des localités de l'est de Tyr et la vallée orientale de la Békaa. Plus de 300 bombes et missiles ont été tirés contre des villages libanais. De son côté, le Hezbollah a tiré plus de 100 roquettes sur le nord d'Israël, faisant trois blessés, selon l'armée israélienne. Côté libanais, au moins dix civils, dont un Jordanien, ont été tués vendredi et 25 autres blessés, portant à 430, dont 359 civils, le nombre de personnes qui ont péri au dix-septième jour de l'offensive israélienne, selon un bilan partiel établi par l'AFP de sources policières. Le conflit a également fait plus de 800.000 déplacés au Liban et entraîné l'évacuation de ce pays de dizaines de milliers d'étrangers. Parallèlement à cette offensive, l'armée israélienne mène depuis le 28 juin des opérations dans la bande de Gaza pour retrouver un soldat capturé par des mouvements palestiniens armés. 145 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette offensive. ![]() LE CESSE LE FEU DOIT ETRE UN IMPERATIF AFIN DE PROTEGER LA POPULATION CIVILE JE PENSE, C EST A WASHINGTON DE L'IMPOSER !
June, 2006 FRANCE-BRESILFRANCE-BRESIL
1/4 DE FINAL DE REVE.
SAMEDI SOIR 21H A FRANCFORT
![]() FRANCFORT LA VILLE ET SON STADE
Stades de la Coupe du Monde de la FIFA LE FILM DE LA JOURNEE - Le menu des quarts de finale est affiché. On y trouve six équipes européennes et les deux ogres sud-américains. Les huit groupes du premier tour sont tous représentés, six par leur vainqueur, deux par leur second qualifié. Aujourd'hui, les deux derniers vainqueurs de l'épreuve suprême ont réservé leur billet pour la suite des agapes. Respectivement victorieux du Ghana et de l'Espagne, le Brésil et la France se retrouveront face à face en quarts de finale, samedi à Francfort. Mais avant cela, le ballon rond s'arrêtera de rouler pendant deux jours, après avoir régalé tous ses amoureux pendant 19 fantastiques journées. Et le festin ne fait que commencer.
Le Brésil a donc assuré sa qualification en sortant le dernier représentant africain de la compétition, expédié 3-0 à Dortmund. On dit la Seleção à la recherche de son meilleur football. Soit. Mais pour une machine encore en rodage, la sélection auriverde tourne plutôt bien puisqu'elle a inscrit autant de buts (10) que les équipes carburant à plein régime. En signant l'une des trois réalisations des Sud-américains à Dortmund, Ronaldo est devenu le meilleur buteur de l'histoire de la compétition avec 15 unités, soit une de mieux que le légendaire Gerd Müller. Lors du dernier huitième de finale, la France, elle aussi dans le collimateur des observateurs après sa laborieuse mise en action, s'est imposée 3-1 face à l'Espagne après avoir été menée 1-0 suite à un penalty. Nul doute possible, la phase à élimination directe a vraiment commencé. A ce stade, la moindre erreur se paie cash et porte un coup fatal aux rêves de tout un pays, qui devra patienter quatre années supplémentaires. Le thème de la soirée aura été l'intensité ; dans le rythme, dans les duels, dans les émotions. Mais il aura aussi été question de clairvoyance, qualité première de joueurs comme Xabi Alonso et, bien sûr, Zinédine Zidane, qui entre désormais sur le terrain en sachant que chaque match sera peut-être son dernier. Dictant le tempo des Bleus pendant toute la rencontre, le chef d'orchestre français a fait en sorte que sa tournée d'adieu ne s'achève pas à Hanovre. Cela dit, Zizou finira bien par rendre la baguette, au plus tard le 9 juillet. Se posera alors la question de sa succession, lui, l'emblème de toute une génération. La mission est de taille, mais il est un virtuose qui dispose des qualités nécessaires pour régner aussi longtemps que son aîné. Son nom ? Frank Ribéry, joueur supersonique s'exprimant avec toute la liberté et l'insouciance de ses 23 ans.
Frank Ribéry : rapidité et sang-froid
On aurait pu croire que le retour de Zidane allait pousser Ribéry sur le banc. Pas du tout. Déjà séduit par son plus jeune joueur, Raymond Domenech a été conquis, comme nous tous, par la prestation du Marseillais face au Togo. Coupable d'avoir gaspillé deux énormes occasions, le Boulonnais aurait pu se faire tout petit. Au contraire, il a poussé de plus belle et pris une part prépondérante à la qualification de la France après deux nuls frustrants. Le sélectionneur français a en tout cas été bien inspiré de renouveler sa confiance au feu follet olympien puisque c'est lui qui a égalisé pour la France, menée 1-0 suite à un penalty imparable de David Villa. Servi en profondeur par Patrick Vieira, Ribéry a enclenché le turbo, rétrogradé pour contourner Iker Casillas, remis un coup d'accélérateur puis conclu d'un tir croisé. L'homme du jour Cette égalisation est arrivée à point nommé pour les Bleus, auxquels la faute de Lilian Thuram sur Pablo dans la surface avait coûté un but. Les hommes de Domenech l'avaient annoncé : ils monteraient en puissance au fil de leur séjour en Allemagne. Ils ont tenu leur parole, réalisant leur match le plus accompli jusqu'ici. Remis en selle par leur joueur providentiel, ils ont fait le break lorsque la tête au second poteau de Vieira a contraint Sergio Ramos à marquer contre son camp à sept minutes de la fin. Dans le temps additionnel, Zidane en personne s'est chargé de placer la cerise sur le gâteau et d'enterrer définitivement ses anciens collègues de la Liga. C'est ainsi que l'Espagne, dont le nom était sur toutes les lèvres à l'heure d'évoquer les équipes phare du premier tour, a vu son aventure allemande prendre fin et avec elle, la belle série d'invincibilité enregistrée sous l'ère Aragonés. Le Ghana portait beaucoup d'espoirs sur ses épaules en ce mardi après-midi. Certains rêvaient de le voir réaliser un exploit en forme d'acte fondateur pour le football africain. D'autres, plus terre à terre, comptaient sur lui pour mettre le Brésil à rude épreuve. Toutes ces projections reposaient avant tout sur le grand atout des Black Stars : leur impact physique. Cependant, elles n'accordaient peut-être pas l'importance voulue à l'absence d'Essien, suspendu pour avoir récolté deux cartons jaunes. L'ancien Lyonnais est en effet, avec Stephen Appiah, le leader physique et technique des néophytes africains. Sans lui, l'équipe de Ratomir Dujkovic n'est pas la même. L'instant du jour
![]() L'ouverture du score du Brésil, dès la cinquième minute, n'aura sûrement pas aidé les Ghanéens à combler ce vide. Sur une ouverture de Kaka, Ronaldo a pris en défaut une défense à plat trop statique, avant d'asseoir Richard Kingson et d'inscrire un but qui le fait entrer dans l'histoire. Les outsiders se sont procuré de nombreuses occasions, mais Dida était en veine : soit les tentatives n'étaient pas cadrées, soit il les attirait comme un aimant. L'illustration parfaite de ce phénomène est le coup de tête stratosphérique de John Mensah sur un corner, qui a échoué sur le pied droit du portier milanais. Ratomir Dujkovic avait annoncé que ses protégés pourraient créer la surprise car le Brésil
n'était peut-être plus ce qu'il était. Cela reste à voir. Car les quintuples champions du monde n'ont pas encore été mis à l'épreuve du feu depuis leur arrivée sur le sol germanique. Leur faculté à élever leur niveau de jeu parallèlement à celui de l'opposition reste encore à prouver. Cet après-midi à Dortmund, ils n'auront pas eu à forcer leur talent puisqu'ils menaient déjà 2-0 avant la pause grâce au genou d'Adriano. Le troisième but est à mettre à l'actif de Ze Roberto, par ailleurs élu Homme du Match. C'est sûrement samedi à Francfort que l'on verra ce que le Brésil version 2006 a vraiment dans le coffre.
June, 2006 PROCES DE DAVID HOTYAT ET SES COMPLICESOuverture du procès Hotyat sur les meurtres du Grand-Bornand
Lundi, débute, à Annecy, le procès de David Hotyat et de ses complices présumés pour le meurtre de la famille Flactif • Ils sont soupçonnés d'avoir échafaudé durant plusieurs mois un plan visant éliminer l'agent immobilier, sa femme et ses trois enfants • Devant les nombreuses questions concernant notamment le mobile, les jurés de la cour d'assise n'auront pas la tâche facile • Le procès de l'affaire du Grand-Bornand s'ouvre ce lundi, devant la cour d'assise de Haute-Savoie. David Hotyat (33 ans) est soupçonné d'avoir assassiné un couple et ses trois enfants. La famille Flactif avait disparu le 11 avril 2003 et la thèse d'une fuite avait été envisagée, jusqu'à la découverte de très nombreuses traces de sang à leur domicile et dans leur maison
Après cinq mois d'enquête, les gendarmes de la section de recherche de Haute-Savoie ont arrêté, le 17 septembre 2003, quatre personnes qui vont s'expliquer durant trois semaines. David Hotyat, mais aussi Alexandra Lefèvre, sa compagne, ainsi que Stéphane et Isabelle Haremza, un couple d'amis originaires, comme eux, du Pas-de-Calais. Ils sont soupçonnés d'avoir échafaudé durant plusieurs mois un plan visant éliminer les Flactif pour s'approprier l'un de leur chalet. Tous les quatre avaient avoué, le jour de leur arrestation – avec de multiples petits mensonges visant à atténuer leurs responsabilités. David Hotyat a également conduit les gendarmes, le même jour, sur le lieu où les cinq corps ont été brûlés. Les enquêteurs avaient accumulé de nombreuses charges contre lui. Son empreinte génétique avait notamment été retrouvée à 22 reprises dans le chalet, dont seize fois dans des tâches de sang, mêlées aux ADN de toute la famille Flactif. Après avoir reconnu les faits, David Hotyat s'est rétracté au bout de quelques semaines. Puis il a donné une nouvelle version, en octobre 2004, qu'il devrait défendre au début de ce procès. Il serait venu le 11 avril 2003 au chalet des Flactif avec l'intention de les tuer, comme cela avait été préparé. Mais il aurait renoncé sur place. Deux inconnus seraient arrivés et lui auraient pris son arme; ils l'auraient assommé et auraient tué toute la famille Flactif. A son réveil, ils étaient tous morts. Les deux inconnus l'auraient alors obligé à transporter les corps (d'où les ADN mêlés) et à aller les brûler (c'est pour cela qu'il connaissait l'endroit). Ils seraient partis au milieu de la nuit, le laissant achever, seul, la crémation. La version n'a convaincu ni le juge d'instruction ni les enquêteurs. La tâche de la défense s'annonce particulièrement difficile devant les jurés de la Haute-Savoie.
Les jurés d'Annecy vont devoir se prononcer sur la culpabilité de David Hotyat, poursuivi entre autres pour « assassinat », et se pencher sur le rôle des autres. Alexandra Lefèvre est poursuivie pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime ». Elle reconnaît avoir participé à l'élaboration du plan, mais affirme avoir essayé au dernier moment de dissuader son compagnon. Après la disparition des Flactif, c'est elle qui a cependant réalisé le faux bail permettant de s'installer dans l'un des chalets de la famille. Remise en liberté quelques temps, puis réincarcérée en janvier 2006, elle se présente aux assises enceinte de six mois. Isabelle Haremza, sous contrôle judiciaire depuis janvier 2004, est poursuivie elle aussi pour association de malfaiteurs. Des quatre, c'est elle qui s'est montrée la plus loquace durant l'instruction. Son mari, Stéphane Haremza, est poursuivi pour « complicité d'assassinat », ce qui l'expose, comme David Hotyat, à la perpétuité. Il aurait aidé à la préparation (notamment en siphonnant le gasoil qui a servi à la crémation, puis en participant à un premier début de tentative). Enfin, une cinquième personne est poursuivie, Mickaël Hotyat, frère de David, qui a reçu l'arme du crime par la poste, et l'a jetée dans un canal proche de chez lui en apprenant l'arrestation de son frère.
La cour d'assise tentera de comprendre qui a été moteur dans l'élaboration du plan. Alexandra Lefèvre était-elle la compagne ambitieuse que décrivent les parties civiles ? Si David Hotyat a tué, la jalousie et l'envie sont-elles les seuls mobiles ? Les jurés essayeront aussi de répondre à des questions restées en suspens. Hotyat a-t-il, par exemple, brûlé seul les corps ? Des experts en doutent fortement. A-t-il tué avec un pistolet, comme il l'indiquait dans ses aveux initiaux ? Un autre expert, en balistique, indique que plusieurs personnes, et notamment les enfants, ont été massacrées par arme contondante. Dans quel ordre ont-il été tués ? Avant de se rétracter, Hotyat disait avoir abattu le père par accident, puis la mère et les enfants, pour ne pas laisser de témoins. Mais juste après la disparition de la famille, il expliquait à Stéphane Haremza et Alexandra Lefèvre avoir d'abord tué les enfants, seuls dans le chalet. Puis la mère, et enfin Xavier Flactif, lorsqu'il était rentré. Selon les enquêteurs, cette version est plus plausible. Le procès doit durer trois semaines. La première va permettre d'examinera la personnalité des prévenus, et d'entendre les experts psychiatres. L' ULTRA DESIGNart & design
-L'ART D'HABILLER LE TEMPS-
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() POUR TOUS LES GOUTS... |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|